Entretien avec R. LEQUEUX et M. GUYOT, référents "frelons asiatiques" dans le département.

Quelles sont vos préoccupations apicoles du moment ?

Robert : Sur Meillonnas, on trouve encore des frelons. On en trouvait encore avant le gel qui venaient du sud sur les pommes et les raisins, alors que pendant plusieurs semaines après la destruction du nid au village on n’en voyait plus. Par contre, il est difficile de trouver les nids et il semble que les frelons viennent de loin maintenant.

Michel : nous avons détruit un nid sur Buellas, mais un apiculteur en a encore trouvé. On a pu en relâcher un mais il fut très difficile de le suivre. Il semblerait que les frelons s’éloignent de leur nid, bien au-delà de ce que nous imaginions, jusqu’à 1,5km, pour chercher leur nourriture.

Robert : Ils trouvent moins à manger et s’éloignent donc plus apparemment.

La commercialisation du miel

Gilberte et Paul Gentil, apiculteurs à Tramoyes, nous ont fait part de leur expérience.

Le syndicat : Pouvez-vous nous dire votre évolution dans la commercialisation de votre production de miel ?

Paul : Je pratique l’apiculture depuis une quinzaine d’année, Gilberte m’a suivi deux ou trois ans après. Je n’étais pas loin de la retraite. Une activité en contact avec la nature m’attirait
Au commencement mon but était d’obtenir du miel pour ma consommation personnelle et ma famille proche. Puis de la famille plus éloignée, des amis, des voisins m’ont demandé de leur céder quelques pots. Ainsi, le réseau de client c’est étendu peu à peu m’obligeant à augmenter mon nombre de ruches afin de le satisfaire.

Gilberte : Les clients venaient donc à nous. Puis, nous avons expérimenté la vente sur la place publique au marché de Beynost, les dimanches matin.

Préparation à l’hivernage et chasse au frelon asiatique

Brahim YERROU et André PAUGET ont bien voulu nous faire part de leurs remarques.

Odile : Quelles sont vos principales activités du moment ?

Brahim : Actuellement l’occupation, c’est vraiment le nourrissement et préparer l’hiver .

Odile : Préparer l’hiver, ça consiste en quoi pour toi ?

Brahim : Préparer l’hiver, c’est voir s’il y a assez de nourriture dans la ruche, si la ruche est conséquente, il faudra la réduire. Si la ruche n’est pas forte, j’enlève les cadres inutiles et je mets des partitions. Je regarde si la reine pond ou pas.

André : Il est important de finir les traitements des ruches contre le varroa, notamment pour celles que l’on descend de la montagne. Effectivement, réduire les corps de ruches sur 7 ou 8 cadres avec des partitions chaudes, placer derrière celles-ci des cadres de miel peu remplis.

abeille reineRécoltes de miel et remérage des ruches

Jean-Luc ESTUBLIER et Jean-François REBOURS ont bien voulu nous faire part de leurs remarques.

Odile : Quelles sont tes principales activités du moment ?

Jean-Luc : Cette période est consacrée principalement aux récoltes qui s’avèrent fructueuses cette année (châtaignier, tilleul, lavande…outre les miellées habituelles dans nos régions) c.’est la période des transhumances en montagne. Pour l’instant, le sapin ne se déclare encore pas sur le plateau du Retord, mais tous les espoirs sont encore permis, pourvu que des orages ne viennent pas balayer les pucerons. Le sarrasin fleurit et peut être aussi prometteur de bonnes récoltes.
Par contre, ces miellées tardives repoussent le début des traitements anti-varroas, alors qu’il ne faudrait pas tarder.

Vous constatez la présence d'un nid d'abeilles, de guêpes ou de frelons.

essaimUn essaim d’abeilles s’il se pose sur une branche d’arbre, ne restera pas. Il est en recherche d’un abri éventuel et peut rester ainsi plus d’une journée. Généralement, les abeilles en essaimage ne piquent pas ; même s’il est recommandé de ne pas trop s’approcher (une abeille prisonnière dans les cheveux se sentira en danger et pourra piquer).

Si vous constatez la présence d'un essaim contacter l'apiculteur le plus proche qui se chargera de venir le récupérer (liste disponible en suivant ce lien).

Si l’essaim est déjà installé il sera plus difficile à déloger et là aussi il faut voir avec un apiculteur la faisabilité pour le récupérer. L’opération est parfois inenvisageable s’il s’est infiltré dans la toiture, dans une cheminée, ou trop haut ou qui demande un matériel de sécurité spécifique. Cette opération ne doit pas engager l’apiculteur à prendre des risques ou à faire des subir des dégradations qui pourraient lui être reprochées. Seule une entreprise de désinsectisation pourrait en ce cas intervenir. Si l’essaim n’est pas gênant, mieux vaut lui laisser vivre sa vie.