Préparation à l’hivernage et chasse au frelon asiatique

Brahim YERROU et André PAUGET ont bien voulu nous faire part de leurs remarques.

Odile : Quelles sont vos principales activités du moment ?

Brahim : Actuellement l’occupation, c’est vraiment le nourrissement et préparer l’hiver .

Odile : Préparer l’hiver, ça consiste en quoi pour toi ?

Brahim : Préparer l’hiver, c’est voir s’il y a assez de nourriture dans la ruche, si la ruche est conséquente, il faudra la réduire. Si la ruche n’est pas forte, j’enlève les cadres inutiles et je mets des partitions. Je regarde si la reine pond ou pas.

André : Il est important de finir les traitements des ruches contre le varroa, notamment pour celles que l’on descend de la montagne. Effectivement, réduire les corps de ruches sur 7 ou 8 cadres avec des partitions chaudes, placer derrière celles-ci des cadres de miel peu remplis.

Odile : Quelle est votre principale préoccupation du moment ?

Brahim : Mon souci actuellement c’est vraiment ce frelon asiatique qui s’attaque aux ruches et qui met énormément de pression sur les ruches. Je ne sais pas comment on va endiguer ce fléau.

André : C’est un gros souci, car nous sommes impactés (régulièrement 4 ou 5 frelons asiatiques autour de mes ruches), mais comme ils s’intéressent actuellement principalement aux abeilles (plus qu’à des appâts sucrés), il est très difficile de repérer la direction qu’ils prennent pour rejoindre le nid. On peut même supposer qu’il en existe plusieurs… Il faut qu’on arrive à les marquer et à les chronométrer pour repérer la direction et éventuellement la distance.

Odile : Effectivement, s’ils sont sur un appât sucré, ils prennent le temps de se gaver (surtout ne pas les effrayer) et là, avec un poska, on peut les marquer sur le thorax. Souhaitez-vous rajouter quelque chose ?

Brahim : Je suis très content qu’il y ait sur Meillonnas des apiculteurs amateurs ou professionnels, notamment du syndicat qui sont toujours là pour nous donner un petit coup de main ou des conseils pour que l’apiculture traditionnelle ne se perde pas.

Merci à Brahim et à André d’avoir bien voulu nous faire part de leurs avis