La commercialisation du miel

Gilberte et Paul Gentil, apiculteurs à Tramoyes, nous ont fait part de leur expérience.

Le syndicat : Pouvez-vous nous dire votre évolution dans la commercialisation de votre production de miel ?

Paul : Je pratique l’apiculture depuis une quinzaine d’année, Gilberte m’a suivi deux ou trois ans après. Je n’étais pas loin de la retraite. Une activité en contact avec la nature m’attirait
Au commencement mon but était d’obtenir du miel pour ma consommation personnelle et ma famille proche. Puis de la famille plus éloignée, des amis, des voisins m’ont demandé de leur céder quelques pots. Ainsi, le réseau de client c’est étendu peu à peu m’obligeant à augmenter mon nombre de ruches afin de le satisfaire.

Gilberte : Les clients venaient donc à nous. Puis, nous avons expérimenté la vente sur la place publique au marché de Beynost, les dimanches matin.

Paul : A peu près à la même époque, je me suis occupé de ruches, à Lyon. Une mairie m’avait approché pour placer des ruches sur un toit. Ceci m’a ouvert la possibilité de vendre ma production sur un marché du 8ième arrondissement.

Gilberte : Ensuite, nous avons pris un emplacement sur le marché de Miribel. Au début, c’était Paul qui le tenait, tous les jeudis matin.

Paul : Au même moment, nous avons eu l’opportunité d’un emplacement sur le marché de Chassieu (69) tous les samedis matin. Donc, Gilberte a pris ma suite sur le marché de Miribel et moi j’allais à Chassieu en alternance avec le marché du 8ième.

Le syndicat : Depuis combien de temps faites-vous cela ? Quel est le pourcentage de vente à domicile ou sur les marchés ?

Paul : Cela fait environ 10 ans. Je pense qu’on doit vendre autant à la maison que sur les marchés.

Gilberte : Cependant, depuis deux ans, nous avons espacé nos présences sur nos marchés. Au début nous en faisions deux par semaine et ce tout au long de l’année. Maintenant, une semaine je suis à Miribel et la semaine suivante Paul est à Chassieu. On alterne. Et puis nous n’y sommes plus que sur la période allant de juin à février.

Le syndicat : Qu’offrez-vous à vos clients comme types de miel

Paul : Bien sûr nous offrons du miel multi floral : printemps, été, forêt…etc. Mais nous essayons aussi de contenter nos clients avec du miel mono floral : acacia, châtaignier, aubépine, lavande… en gros, on approche d’une dizaine de variétés de miel. Pour offrir cette diversité nous sommes amenés à bouger les ruches. Ainsi, la transhumance sur la lavande que nous effectuons conjointement avec Pierre-Yves, un de nos voisins, apiculteur.

Le syndicat : Quelles variétés de miel ont la préférence de vos clients ?

Gilberte : Nos récoltes principales s’effectuent au printemps. Par conséquent ce sont ces miels que nous vendons en plus grande quantité. Certains clients ne vont acheter que du miel de lavande, d’autres ce sera du miel de châtaignier ou du miel de forêt. En tout cas, chaque client à son type de miel préférentiel et souvent il y reste fidèle.

Le syndicat : En parlant de fidélité, est-ce que vos clients vous restent fidèles.

Gilberte : Bien sûr ! Nous avons le cas de personnes qui ont quitté la région et qui reviennent car ils ne retrouvent pas, là où ils habitent maintenant, le goût de notre miel

Paul : Nous avons même des gendarmes comme clients fidèles et qui s’arrêtent pour s’approvisionner, à l’occasion d’une tournée d’inspection. Nos voisins se demandent même quel trafic nous organisons pour qu’une camionnette de la gendarmerie stationne dans notre cours.

Le syndicat : Nous vous remercions d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous vous souhaitons de contenter encore longtemps vos clients qui vous le rendent bien par leur fidélité.