Entretien avec R. LEQUEUX et M. GUYOT, référents "frelons asiatiques" dans le département.

Quelles sont vos préoccupations apicoles du moment ?

Robert : Sur Meillonnas, on trouve encore des frelons. On en trouvait encore avant le gel qui venaient du sud sur les pommes et les raisins, alors que pendant plusieurs semaines après la destruction du nid au village on n’en voyait plus. Par contre, il est difficile de trouver les nids et il semble que les frelons viennent de loin maintenant.

Michel : nous avons détruit un nid sur Buellas, mais un apiculteur en a encore trouvé. On a pu en relâcher un mais il fut très difficile de le suivre. Il semblerait que les frelons s’éloignent de leur nid, bien au-delà de ce que nous imaginions, jusqu’à 1,5km, pour chercher leur nourriture.

Robert : Ils trouvent moins à manger et s’éloignent donc plus apparemment.

Que préconisez-vous ?

Michel : Il convient de détruire encore les nids ; il faut encore partir en chasse. Si certains nids sont désertés, d’autres sont encore habités avec frelons et larves vivantes.

Robert : le problème est de les trouver alors que les FA sont moins nombreux, mais les feuilles tombent et plusieurs nids sont apparus ( Treffort2 Cuisiat2)..

Michel : il faudrait inciter les promeneurs ramasseurs de champignons… à la recherche… à lever les yeux vers le haut des arbres. Ils ne sont pas évidents à voir surtout quand il reste des feuilles.

Michel : inciter les mairies à transmettre l’information via les panneaux lumineux ou les panneaux pocket.

Robert : Inciter au piégeage à partir du printemps.

Michel : Il est nécessaire de faire le point entre le syndicat et le GASA pour définir la meilleure stratégie. Inciter les apiculteurs à être davantage partie prenante dans la recherche. Il manque aussi de référents. Le syndicat et le GASA devront lancer un appel. Quand un signalement est porté sur frelonsasiatiques.fr, les référents doivent être informés de manière à communiquer avec les apiculteurs concernés. Mais seuls les apiculteurs adhérents du syndicat ou du GASA nous sont connus. Si les apiculteurs sont impliqués dans la recherche des nids, leur destruction est réalisée par le GDS.

Avez-vous d’autres préoccupations ?

Michel : c’est la période pour faire du comptage de varroas et il n’en manque pas en ce moment. Il faudra donc traiter à l’acide oxalique en décembre. Il faut penser à enlever les lanières.
Vérification de la nourriture, surveillance des intrus, dernières mises en pots avant Noël avec confection de pains d’épice et d’hydromel, récupération de la propolis sur les cadres de hausses, travail en atelier et aussi travail administratif pour le GASA.

Robert : le varroa n’est pas mon principal souci. Le nourrissement l’est plus car certaines ruches ont beaucoup consommé. Il a fait beau, chaud et les abeilles étaient actives malgré qu’il n’y ait plus de fleurs à butiner.

Merci à Michel et à Robert pour cet échange.
Merci à eux (et aux autres référents) pour leur investissement dans la recherche des nids de frelons. Leur aide est précieuse et il faut les soutenir en étant présents à leurs côtés.